28 septembre 2007
Yay !
Allez, je vous laisse le temps d'un petit week end, je m'envole (ou je prends la voie des chemins de fer, mais ca le fait moins deja) vers Paris, pour ma toute première séance de dédicace !! Samedi, à La Scala, en compagnie de Sophie Audouin Mamikonian , à l'occasion de la sortie des "Clara Chocolat" et de "Tara Duncan et le Continent Interdit" =D

24 septembre 2007
Parce que c'était vrai.
Parce désormais, les souvenirs que j'avais volontairement annihilés me reviennent petit à petit.
Parce que après toute cette traversée dans le noir, j'aperçois la lumière.
Parce que c'est comme si on me sortait la tête hors de l'eau après l'avoir maintenue dessous tout ce temps.
Parce que les marques sur mes bras disparaissent.
Parce que la blessure se referme.
Parce que le monstre qui hurlait en moi se calme enfin.
Parce que je peux recommencer à vivre.
Parce que j'ai pu te serrer dans mes bras, et m'assurer que tout ceci n'était pas un rêve.
Parce qu'après quatre ans, j'ai pu te retrouver, petit frère.

20 septembre 2007
Dis moi ce que tu écoutes...
... C'est pas pour ça que je te dirai qui tu es, mais peu m'importe. Petit "jeu" piqué sur le blog de Kinoo, mettre son Ipod - MP3 Samsung en mode aléatoire et voir ce que seront les 10 premieres chansons/musiques...Analysez si vous voulez =) Ca reflète pas spécialiment les meilleures chansons, mais c'est amusant de voir ce qui en sort.
Comme j'ai toujours de la musique dans les oreilles, que je travaille difficilement sans ça (et que même à l'école on a le droit.... Hé oui =) )Allez hop :
Poethically Pathetic - Amber Pacific
Flying Home - Peter Pan return to Neverland OST
Un Homme Libre - David Hallyday
The Sky Could Fall Tonight - Amber Pacific
To Zanarkand (piano) - Final Fantsy X OST
Morgan Amor Tristis - Ah! My Goddess the Movie OST
Kiss The Girl - Ashley Tisdale
I Will Always Return - Bryan Adams
Hoist the Colors - POTC 3
We Can Go Anywhere - Jesse McCartney

(art by Ame Musashi, moi j'ai pas de scanner en ce moment >.<)
17 septembre 2007
Here We go Again...
Comment ça, elle met son blog à jour ? Bah oui, les miracles existent. J'ai désormais le temps et l'envie relative de le reprendre, ^puis je suis en lien sur quelques blogs, c’est donc que quelques gens me lisent, non ? C’est mauvais pour l’égo... Seulement, la seule arête dans le potiron, c'est : par où commencer ? Bah oui, il s'en est passé des choses, depuis la dernière fois... Donc... Résumons ce qu'il y a à résumer, et demain, je reprendrai un rythme un peu plus régulier (ou pas) avec des articles plus centrés.
Que s'est-il passé depuis le dernier article? C'était quoi déjà ? Ah oui, TMNT. Wouh. Hé bien autant vous le dire tout de suite : c'est pas passé =D Je suis de plus en plus fan de cet univers, j'y suis vraiment attachée, c'est dingue. J’ai découvert le comic, et me suis rendue compte que c’était bien plus fouillé et sombre que ce que les souvenirs d’enfance pourraient le laisser croire.
Mes meilleures productions écrites et dessinées sont sur cet univers, et j’ai découvert quelques artistes que j’aime énormément.
Ensuite. Eté à Disneyland. Très positif si on enlève le temps (pour une personne qui vit avec le soleil, c’était pas facile !!) Ca m’a permis à la fois de prendre du recul sur certaines choses, de gagner en indépendance et maturité, d’être à l’endroit que j’aime le plus au monde après chez moi, d’être avec des gens que j’aime, et d’améliorer mon anglais. Petite, un de mes rêves d’enfant était de travailler là bas, c’est chouette de se dire que j’en aurai réalisé un au moins (enfin deux, à lire dans la suite !) J’espère y retravailler dans l’avenir, bien qu’en changeant de poste et tester attraction. Le manque d’interaction avec le public dans ma location était un peu frustrant.
Niveau artistique… Ca se confirme, c’est une voie totalement éprouvante pour les nerfs. Un jour on se dit qu’on fait partie de la meilleur école française et donc qu’on vaut quelque chose, puis on se plante, donc on se dit qu’on vaut plus rien, mais à côté on travaille sur un projet professionnel et donc les questions recommencent… La période mai/juin/juillet a été très très dure, physiquement et mentalement. Enchainée a ma table de 8h à 3h du mat’, dormant très peu et très mal quand je pouvais, encaissant échec, stress, gérer école et délais, et mettre de côté tous mes projets personnels, ne pas pouvoir me vider la tête dedans et donc aggravant mon malaise, bref, une spirale infernale dont je suis ressortie KO. Je ne me suis pourtant pas laissé le temps de me reposer puisque j’ai enchainé direct avec Disneyland. Mes vraies vacances ont commencé début septembre, et c’était presque intimidant de n’avoir rien d’autre à faire que ce qui me plait.
la Poste la Scala
Bon… Même si échec scolaire il y a eu, tout n’est pas perdu, hein. J’espère bien reprendre les cours en janvier. D’ici là, je sais déjà quoi faire… Hormis mon roman, mes fics et autres projets persos, j’ai enfin reçu le produit de mes nuits blanches, les deux premiers tomes de « Clara Chocolat », par
Suite à ça, je travaille sur un petit book d’illustrations pour jeunes, en espérant démarcher quelques magazines pour fillettes ou jeunes ados, l’illustration me plaisant beaucoup.
J’ai également ouvert un système de commandes, donc si vous voulez un dessin, les prix sur mon journal DeviantArt =)
Et le 25 octobre… Je m’envole pour deux mois direction… L’Indonésie !! Pour ce qui
est du parcours, ne me demandez pas, je n’en sais strictement rien. J’ai la chance d’avoir un parrain globe-trotter qui décide de partir en voyage d’un claquement de doigt, et comme j’ai le temps de l’accompagner (ainsi que la majorité et donc plus d’interdiction parentale de courir le monde)… Plongée, balade équestre et pédestre et découverte… Surtout ça en fait. Je passe ma vie à inventer des aventures, alors maintenant que je peux en vivre une vraie, je ne vais pas me priver !
Et puis quoi d’autre… Ah oui. Malgré le fait que je me sois pris un des plus gros flips de ma vie en rentrant toute seule à travers champs à 2h30 du mat’ il y a deux semaines, ça m’a permis de voir une des plus belles étoiles filantes de ma vie. J’ai fait un vœu. Il s’est réalisé une semaine plus tard… Une des plus belles nouvelles que j'ai jamais appris. Depuis, j’ai l’impression que rien n’est si grave que ça, et que je pourrais courir, crier, rire sans jamais m’arrêter. Ce que je fais, d’ailleurs. Et j’attends avec impatience jeudi…
20 avril 2007
TMNT, Les Tortues Ninja
Il me fallait faire un article sur ces héros pas comme les autres qui ont tellement marqué mon enfance ; la sortie au cinéma de leurs nouvelles aventures était l’occasion.
Les Tortues Ninja , ce fut surtout pour moi un dessin animé, créé en 1987 (année de ma naissance, tiens!), qui fut sans doute ma première grande passion. Si je ne devais choisir qu’un dessin animé de mon enfance, ce serait celui-là… Je n’aurais loupé un épisode pour rien au monde, repassant en boucle les deux VHS que je possédais, passant des heures à jouer avec mon grand-père aux Tortues : j’étais Donatello, mon préféré, et lui Michelangelo, parce qu’il racontait beaucoup de blagues. J’eut bientôt une sacrée collection de jouet : les quatre tortues, qu’il fallait régulièrement remplacer parce que je les emmenais absolument partout . Donatello fut perdu à la mer, Leonardo dans un voyage à Disneyland. J’avais également reçu une tente avec les Tortues dessus, que j’avais planté sous mon olivier et qui était devenue mon QG, j’avais le camion pour y mettre les Tortues, et la peluche de Donatello avec cet œil tordu qui m’agaçait tant.
La parure de lit aussi, qui un soir, m’amusant à mordre les draps (ne me demandez pas pourquoi, je devais me prendre pour un lion déchirant un morceau de viande ou autre…) me coûta ma première dent de lait! Sans trop de douleur, parce que ça a vraiment sauté d’un coup…
Les premières vidéos que je louais au vidéoclub furent les deux premiers films, sortis en 1990 et 1991, que je n’avais pas eu la chance de voir au cinéma, vu que j’étais trop petite. Le troisième, en 1993, eut droit à cet honneur, et c’est peut-être pour ça qu’il est devenu mon préféré. Bien que je n’en garde pas beaucoup de souvenirs, Mikey jouant au freesbee avec une pizza trop cuite, allant secourir un enfant dans une maison en feu auquel Leo fera du bouche à bouche et c’est à peu près tout…
De toutes ces choses, il ne me reste plus que la peluche, mon cher père ayant décidé de les « prêter » au fils d’un collègue. Je ne les ai évidemment plus jamais revu…Merci papa !! Si je ne devais avoir qu’un regret dans ma vie, c’est de ne pas avoir pu conserver mes Tortues…
J’avais de plus de vraies tortues, d’eau ou de terre, et il y en eu bien 4 à avoir droit à un nom de ninja ! Et que dire de la bouche d’égout devant chez moi que j’essayais d’ouvrir, sans bien sûr aucun résultat… Et aujourd’hui encore, je retiens difficilement mes sourires en entendant la prof d’histoire évoquer Raphaël, Michel-Ange ou Leonard de Vinci…
Et puis, plus rien, le dessin animé s’est arrêté, plus de film, et plus de jouets…Il y avait bien eu la série télé en live que j’avais trouvé débile à cause de Vénus, la tortue femelle, et la série animée au début des années 2000 à laquelle je n’avais pas accroché non plus, jugeant les Tortues trop agressives…
Jusqu’à mercredi dernier.
« Kowabunga ! »
Il y a eut d’abord le teaser, que je n’osais tout d’abord pas voir. Les premières secondes m’ont fait peur : je trouvais ça trop sombre, trop blockbuster… Puis la fin, avec Michelangelo qui dégringole dans la benne, cassant toute l’ambiance sérieuse. La « déconne » des Tortues est bien là.
Puis la bande annonce, deux semaines avant la sortie, m’en montra trop ou pas assez, et me laissa perplexe. Ce fut définitivement les critiques sur DCP qui m’encouragèrent à me rendre au cinéma.
Et quelle claque !! Déjà je bondissais de joie en découvrant la salle dans laquelle le film était projeté : la salle 18, l’ancienne salle Imax avec son écran gigantesque et ses gradins verticaux, donnant l’impression de voler selon les mouvements de caméra, de bondir avec les Tortues sur les toits de New York.
L’animation en image de synthèse était exactement le média qu’il fallait aux Tortues Ninja : avec la fluidité de l’animation nécessaire aux combats qui faisait défaut aux films, et l’esprit sombre et réaliste que desservait le dessin animé, les deux se combinent ici parfaitement pour retranscrire l’atmosphère de ces héros pas comme les autres.
« Ah ben il tombe bien !
-Mikey !
-Bah quoi c’est vrai, il tombe bien !! »
Alors on pourra dire que l’histoire n’est pas très compliquée, que l’humour est facile (et j‘avoue que dans un autre film, je l‘aura trouvé presque insupportable!), mais c’est les Tortues, quoi !! On retrouve ses copains, ses souvenirs d’enfance, les impressions qu’on avait devant le dessin animé, et c’est comme si j’avais 5 ans à nouveau, souriant bêtement tout du long, heureuse de les revoir.
La seule chose qui m’a dérangé au départ, c’est le design des humains. Bon, de Casey, je n’avais guère de souvenir, qui sont revenus vaguement à la vue de son masque. Mais April, pour moi, était restée cette journaliste aux cheveux courts et à cette (affreuse) combinaison jaune, se voit transformée en une aventurière jeune et vive, dont le design n’a en commun avec l’ancienne version que la rousseur de ses cheveux. Mais elle gagne au change, car sitôt l’habitude pris de son nouveau design, force est de constater qu’elle est moins agaçante que son ancienne version. La seule chose à regretter vraiment, c’est qu’elle ait troqué son Tortue-communicator (ah, j’aurais tout donné pour l’avoir, ce com’!) contre un bête portable.
Il faudrait que je revoie les films et le DA, mais jamais le « Teenage » ne m’avait autant sauté aux yeux. Bien plus que la trame principale, au fond, ce qui est intéressant ici c’est la relation qui unit (ou pas) ces quatre frères, particulièrement Leonardo et Raphaël, qui sont mis en avant un peu au détriment des deux autres.
On arrive donc dans cette famille un peu explosée, désunie après la mort de leur ennemi Shredder.
« I love bein’ a turtle ! »
Leonardo a été envoyé par maître Splinter en exil pour parfaire ses capacités de leader, une tache dont il ne pense pas pouvoir s’acquitter. S’il a conscience que c’est son devoir, il n’arrive pas pour autant à gérer ses frères. Il n’a pourtant pas le choix de son rang, et c’est son accomplissement en tant que chef qu’on va suivre. La scène de son retour à New York est tout simplement fantastique, sans doute ma séquence préférée que j’ai pleinement appréciée grâce à cette fameuse salle 18.
Raphaël, lui, est en proie à une colère qu’il n’arrive pas à gérer lui-même. Fuyant ses deux frères depuis le départ de Leo, il passe ses nuits à arpenter la ville en traquant le crime, incapable de tenir en place, refusant de tomber dans la routine dont se sont accommodé les deux autres. C’est sans doute le personnage le plus mis en avant et qui évoluera le plus. Refusant l’idée que Leo soit le chef, lui reprochant inconsciemment son départ et son rôle, il n’aura de cesse de le défier et de lui désobéir, se laissant guider par sa rage et son impulsivité, ce qui lui coûtera non seulement des blessures, mais aussi, plus grave, son frère. On comprendra que ce tempérament colérique cache en fait un complexe d’infériorité par rapport à son frère, Raphaël étant persuadé que Splinter, leur « père », ne l’aime pas autant que Leo, cette confession offrant une scène touchante qui m’a définitivement fait accrocher au personnage.
Michelangelo, lui, est fidèle à lui-même. Sa scène d’introduction, le parcours de skate dans les égouts, est un vrai délice, très entraînant. Sa voix, très changeante de celle des années 90’au point d‘en être d‘abord déroutante, fait très ado et le positionne d’emblée à la place du plus jeune (bien que les quatre frères aient le même âge), insouciant et fidèle à lui-même, ne se posant pas de question, ne cachant rien, naïf et franc à la fois, ce qui en fait un « petit frère » attachant.
Donatello (mon préféré!), lui, n’a pas un rôle très développé. Si son introduction en dépanneur de hotline est à mourir de rire, il est comme Mikey mis en retrait au profit des deux autres, ce qui est un peu frustrant. Mais j’espère que si suite il y a (et au vu des résultats au box-office américain, il y a de fortes chances!), leurs rôles seront plus développés.
L’accent est donc mis plus sur la notion de famille que sur une quelconque mission pour sauver le monde, qui sert surtout l’action. Et encore, l’apogée du film est sans doute le combat entre Leo et Raph, sous la pluie, un véritable morceau de bravoure d’animation! Les textures en général sur les tortues sont tout simplement
bluffantes, et encore plus sous l’averse, combinée aux différents éclairages. De plus, la tension émotionnelle est palpable durant l’affrontement. Nous savons, nous spectateurs, dès le départ que le Justicier de la Nuit que croit affronter Leonardo est en fait Raphaël, mais Leo, lui l’ignore, et la violence dont fait preuve Raphaël pour l’attaquer est d’autant plus frappante. Voyant dans ce combat l’occasion de se libérer de toutes ses frustrations envers son frère, il va se défouler jusqu’à en perdre la raison. Même après que Leo l’ait découvert, le combat continue avec plus de ferveur qu’avant, et c’est de justesse que Raph retient son ultime coup, après avoir totalement désarmé Leo. Il fuit ensuite, et c’est alors que retenti le cri de Leonardo, qui se fait capturer. Ce hurlement, le regard de Raph qui se transforme, passant de la rage froide au désarroi et la culpabilité quand il comprend son geste et ce qu’il se passe… C’est idiot, mais j’avais le cœur qui battait fort.
Les non-initiés ne verront pas grand-chose d’intéressant dans ce film, si ce n’est un divertissement pour enfants, même si l’animation est très belle, même si encore loin de Pixar. Les humains laissent à désirer, même si on s’y habitue très bien au fil du film, mais les Tortues en revanche sont très soignées, au niveau des textures comme de l’anim’ en elle-même; le travail de la photo est remarquable, privilégiant les ambiances sombres et nocturnes, assez rares dans l’animation, et les rendant magnifiquement bien. Je me répète, mais les images de synthèse étaient exactement ce dont avaient besoin les Tortues Ninja.
J’ai donc une « folie-tortues » qui m’est revenue, envie de retrouver mes jouets, de revoir le dessin animé, et les films des 90’ . Les DVDs sont désormais en bonne place sur ma liste d’achats à faire, même si introuvables à la FNAC de Lyon ! Ma peluche de Donatello est ressortie du grenier (et a toujours cet œil tordu, pfff!) et les mini-posters des 4 tortues décorent eux aussi mon studio.
J’avais peur pour ce film, mais finalement, je dis un grand, énorme merci au réalisateur (qui est apparemment fan…) pour avoir rendu leur gloire aux Tortues.
Ah oui, Karai, la leader du clan Foot laisse présager une bonne surprise pour la suite… Croisons les doigts pour que celle-ci arrive vite !!
13 avril 2007
Le Secret de Terabithia
I learned from you
Imaginez… Un monde féérique. Imaginez… Des créatures étranges…. Imaginez.
Car c’est bien là le sujet du film. L’imagination. Vendu à travers ses images et sa bande-annonce comme un second Narnia, au point que les gens s’attendent vraiment à voir la suite, Le Secret de Terabithia est bien
loin de l’œuvre de CS Lewis, à laquelle il fait pourtant référence, puisque Terabithia est le nom à peine déformé de Terebinthia, une île visible sur les cartes de l’Odyssée du Passeur d‘Aurore et de Prince Caspian; le mot en lui-même me plaisait déjà, et je ne lasse pas de le prononcer. Terabithia. C’est une ode à l’imagination, à l’amitié sous sa forme la plus pure. C’est aussi de par son dénouement une réflexion sur le deuil.
Dire que ce film m’a touché serait un euphémisme. Il m’a bouleversé au-delà des mots alors que je ne m’y attendais pas le moins du monde. Si j’avais appris par la lecture d’un article quelques jours plus tôt que le film ne reflétait pas son argument de vente (et heureusement, le graphisme des créatures fantastique m’avait un peu rebuté- au contraire de l‘affiche qui m‘avait charmé dès le début), je ne m’attendais pas à prendre une claque aussi magistrale.
We need a place , just for us.
Parce que durant toute la durée du film, j’avais l’impression de me voir, de voir ce qu’est ma vie, ma vision des choses, mes réactions ou ma situation. Je me suis reconnue autant en Jess qu’en Leslie.
En Jess , par son goût pour le dessin, son introversion, son côté toujours ailleurs (la scène du tout début avec la fourmi m’a fait sourire), sa méfiance naturelle au départ envers une Leslie extravertie qui ne demande qu'à lier connaissance.
Leslie, pour sa façon de déformer la réalité pour mieux la remodeler à sa façon, ses breloques et son style vestimentaire, sa façon de voir la vie et d’inventer des histoires, sa relation avec ses parents.
Elle a vraiment bouleversé ta vie en démarquant ici, n’est-ce pas ?
Leur isolement scolaire à tous les deux parce qu’atypiques. Et finalement, ils se trouvent au moment où ils en ont le plus besoin l’un et l’autre, et sans s’y attendre. Même si je n’avais pas 11 ans, je ne pouvais qu’être frappée par cette relation. Au-delà d’une banale amitié ou d’une amourette d’enfant, il s’agit là de l’amitié sous sa forme la plus pure, l’amitié qui fait que tout est naturel, qu’on se comprends à demi-mot ou même sans, qu’on a peur de rien ni d’aucun jugement avec cette personne devenue votre alter ego. Peu importe ce que peuvent bien dire les gens, qu’ils veuillent vous faire « descendre de votre nuage », vous attrapez la main de votre soul-mate et fortifiez encore la bulle autour de vous. Vous créez un monde de couleur et de magie, et vous êtes heureux. Vous éprouveriez de la pitié pour les adultes qui ne connaissent désormais que la grisaille, si un enfant s’embarrassait avec la pitié. Mais vous êtes bien trop occupé à être heureux, à vivre. Il n’y a que ça qui compte, et le fait de l’avoir trouvé, cet alter ego, à un moment où vous n’y croyez plus et pensiez vous faire happer par le monde extérieur, est comme un signe pour vous dire qu’il faut continuer.
Don’t be scared to dream…
Oui, le film est arrivé comme pour nous dire que nous avions raison d’imaginer, de croire, d’y croire, qu’il ne fallait pas abandonner et que peu importe si ce n’est convenable, peu importe qu’on nous regarde de travers, nous voyons les couleurs.
J’ai pleuré. J’ai pleuré comme j’avais seulement pleuré devant « La Planète au Trésor ». Parce que si ce dernier est arrivé à un moment de ma vie pour me dire qu’il fallait que je saisisse la barre et choisisse moi-même mon propre cap, Terabithia est arrivé pour
confirmer ce cap que j’ai choisi. Ils ont été tout deux des films qui m’ont touché au plus profond de mon âme, et ce n’est pas seulement « une âme d’enfant » selon l’expression qu’aime employer les adultes en se moquant gentiment. C’est ce que je suis réellement, de tout mon être, qui a été remué. Ce qui fait que j’ai accroché des étoiles au dessus de mon lit, de vraies étoiles capturées en montant sur le toit. Ce qui fait que l’endroit où se trouve mon Arbres aux Dames a été renommé Terabithia.
En sortant du cinéma, hébétée et le regard encore plus perdu qu’à l’habitude, j’ai voulu acheter la BO, mais avait été déçue par le fait que seules 4 pistes instrumentales s’y
trouvaient, le reste étant des chansons inspirées par le film. J’avais donc reposé le CD sur le rayonnage et avait fait demi-tour. Erreur. Un visionnage en VO plus tard et une écoute du CD acheté par un ami m’a fait changé d’avis. Je ne le remercierais jamais assez d’ailleurs de m’avoir envoyé le CD.
I Learned From You, Try, Keep Your Mind Wide Open, A Place for Us, autant de titres qui peuvent décrirent ce lien si spécial qui nous unit. Un lien qu’on ne pourrait comprendre qu’en l’éprouvant. On ne sait pas ce que c’est, avant. C’est troublant d’écouter chaque mot et de le trouver aussi juste. Même Look Trough My Eyes m’a troublée. Parce que la chanson de Phil Collins est une chanson qui m’a toujours beaucoup parlé, et la coïncidence de la retrouver sur cette BO… Je ne crois pas au hasard. Plus, depuis un certain temps. Petit coup de cœur aussi à Another Layer qui , sans avoir la même justesse dans les paroles, me donne une pêche pas possible. Mais c’est un coup de cœur musical !
Les pistes Seeing Terabithia, Into the Forest, The Battle et Jesse’s Bridge sontelles assez longues pour regrouper les principaux thèmes musicaux du film. A la fois épique et simple, pudique et porteuse d’espoir, elles rappellent que Terabithia peut être partout, si nous voulons seulement bien le voir.
Plusieurs personnes m'ont dit, après avoir vu le film, avoir pensé à moi à son visionnage. C'est peut-être le plus jolis des compliments qu'on puisse me faire en ce moment.
Comme les plus jolies rencontres, ce film a débarqué dans ma vie alors que je ne m’y attendais pas, et l’a marqué à tout jamais.
Just close your eyes and keep your mind wide open.
12 avril 2007
Joyeux anniversaire...
15 ans de magie, de rêves. Si on m'avait dit à l'époque que le parc allait avoir autant d'importance dans ma vie... Des rencontres, des rires, du partage. De la vie.
Joyeux Anniversaire Disneyland Resort Paris !!
Come a little closer... come a little closer |
Step into the wonder... step into the wonder |
Just like we... (oh!) just like we... (yeah!) |
Once upon a time used to be long long ago ... |
Once upon a time is suddenly right here and now ... |
It's just like we dreamed it |
Happily ever after now |
It's just like we dreamed it |
I've imagined being here like this so many times before (so many times before) |
It's just like we dreamed it |
Magically! |
Just like we dreamed it! |
21 février 2007
Ordinary Boy
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14 février 2007
Once upon a time ...
Il était une fois ...
Dans un royaume lointain , une petite princesse vint à naître. Première héritière à la couronne , le roi et la reine , ainsi que toute la cour , furent ravis de l'accueillir . Pour fêter l'événement comme il se devait , les Trois Bonnes Fées furent conviées.

Dame Flora fut la première à lui offrir son don:
-Chère petite princesse , moi je vais te faire don de l'Imagination. Tu seras à même de créer et de voir d'autres univers , et de n'en rien oublier ... Tu auras foi jusqu'au bout en tes convictions , envers et contre tout .
Dame Paquerette s'avança ensuite :
-Douce princesse , moi je vais te faire don de la magie. Tu crééras et feras vivre sous tes doigts ce que l'Imagination te permettra de voir , afin de le partager un peu .
Dame Pimprenelle esquissa à son tour un pas pour offrir son don :
-Chère petite , moi je vais te faire don de ...

Mais elle ne put terminer sa phrase. Alors qu'un grand vent s'engouffrait dans la salle, la forme inquiétante de Maléfique se dessina, et la sorcière se tint bientôt devant eux , un froid rictus jouant sur ses lèvres. Furieuse de n'avoir pas été invitée à la cérémonie , elle leva haut son sceptre et clama d'un ton si calme qu'il en était inquiétant:
-L'enfant grandira avec force et sagesse. Mais nul attachement ne lui sera possible, car tout ceux qu'elle aimera lui seront arrachés, et sa vie ne sera qu'une succession de séparations. Peu après son 16ème anniversaire , un morceau de coeur lui sera arraché... Et elle en mourra !!
Eclatant d'un rire dément , la sorcière disparue alors avant que quiconque ne puisse l'attraper. La Reine , paniquée par l'intervention de la sorcière , prit son enfant dans ses bras et jeta un regard desespéré aux Trois Fées. Dame Flora la rassura :
-Tout va bien se passer ma Reine ... Pimprenelle a encore un don à lui faire , n'est-ce pas Pimprenelle ?
-Nous comptons sur vous , très chère , renchérit Paquerette en tordant un fin mouchoir entre ses doigts graciles.
Dame Pimprenelle , nerveuse , s'avança alors vers l'enfant. Elle réfléchit un instant , puis prononça ces mots :
-Chère petite , certes ta vie sera semée de séparations , car Maléfique l'a décidé ainsi. Mais il me reste un présent à te faire , et c'est le Don de la Force que je t'octroie. Tu surmonteras toutes ces épreuves avec un optimisme sans failles , et malgré les blessures , te relevera à chaque fois. Il y aura des fois où sa magie noire t'entrainera vers le fond , mais tu trouveras toujours le moyen de remonter. Tu te battras contre sa fatalité , et refuseras de voir partir pour toujours ceux qui te sont chers. Tu les prendras sur tes épaules , à parfois ton propre risque , mais tu t'en sortiras toujours. Ce sera difficile , mais tu y arriveras ...
Enfin , je crois ...
C'est bon , c'est bon !!
On me réclame , j'accours , j'arrive !! J'avais dit que je n'arriverais pas à tenir ce blog. J'l'avais dit ou j'l'avais pas dit ? Bon. On essaie encore une fois ?
Globalement , que s'est-il passé dans ma vie depuis ce fameux meeting Halloweenesque ? Beaucoup de choses , sans aucun doute. Noël , des rencontres , des projets , du stress (je crois que j'ai une punition. Du genre "tu n'as jamais connu ce qu'était le stress durant 18 années de coule-douce. A présent , souuuuuuuuuffre !!"). Ca serait sans soute difficile de tout raconter dans le détail. Je continue d'ériger mon monde , ces derniers mois ont apportés leur lots d'histoires pour le renforcer... J'envisage plus concrétement l'avenir, la brume se dissipe quelque peu parce que je prends conscience que je peux faire des choses , et pas seulement les rêver. Un peu comme un pied de nez à tout ceux qui ont voulu m'en empêcher, ou essayer de m'en dissuader.
Je me suis encore rendue compte aussi que quand je sombrais , c'était vraiment tout au fond... Je ne sais pas si je m'en suis encore vraiment sorti , la seule chose dont je sois sure c'est que j'ai fait peur aux autres , et surtout à moi-même. C'est tellement flou ...
Là , j'hésite entre euphorie et peur. Euphorie parce qu'il m'arrive une chose totalement incroyable. Peur parce que ça va très vite.
Bon hé bien voilà je trouve que cet article n'a ni tête , ni... tête. Comment reprendre un journal plusieurs mois après , sans savoir ce qu'on veut en faire ou y raconter , sans savoir ce qu'on veut y dire ? Bouh. Hé. Les pirates se prennent moins la tête que ça . Drink Up me hearties yo ho !










